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Écosse 2026




Depuis le temps que j’entends parler de l'Ecosse ! Il était grand temps de découvrir ce territoire de mes propres yeux.

Partie au mois de mai, le temps a pu être parfois capricieux ; la pluie s’est invité à plusieurs reprises : parfois seulement pour quelques minutes, mais suffisamment pour interrompre une séance de dessin d’observation ou plus longtemps, bouleversant le programme prévu. Disons que ça aurait pu être pire (il ne faisait pas meilleur en France au même moment), comme mieux.

Ce road trip de treize jours m’a déjà permis de découvrir une belle partie de cette nation et j’ai plaisir à vous en partager le récit, le tout accompagné comme à mon habitude de quelques croquis réalisés sur place.

Bonne lecture à vous !


JOUR 1 : AEROPORT -> GLASGOW

Qui dit road trip dit moyen de locomotion. Première étape du voyage : récupérer une voiture de location.

Si, à titre personnel, je n’ai pas expérimenté directement la conduite à gauche, j’ai déjà pu être perturbée en tant que passagère. Si l’on finit par s’y habituer avec le temps, cela reste une gymnastique intellectuelle qui bouscule nos réflexes et nos habitudes.
Mais revenons-en au voyage.

Alors que la route nous menait vers notre première grande étape, Glasgow, nous nous sommes arrêtés à mi-chemin pour découvrir deux sculptures monumentales en acier, hautes d’environ trente mètres, situées dans le parc The Helix, à Falkirk : les Kelpies.

Le vent était glacial et je me suis surprise à penser que je ne parviendrais jamais à réaliser le moindre croquis de tout le séjour, si le vent soufflait partout avec la même intensité. Heureusement, comme pour me prouver qu’il existerait toujours une solution, une boutique de souvenirs/restauration se trouvait juste en face des Kelpies. Grâce à ses larges baies vitrées, j’ai pu réaliser mon premier croquis à l’abri, tout en dégustant un repas chaud et réconfortant : des macaronis au fromage, mais surtout un dessert typique, un millionnaire shortbread, un sablé au beurre recouvert de caramel fondant et de chocolat au lait.



Une fois rassasiés et après avoir pris le temps de marcher autour des sculptures, il était déjà temps de reprendre la route pour rejoindre Glasgow et récupérer les clés de notre premier logement. Une fois installés, nous avons profité de la fin d’après-midi pour commencer à explorer les environs.

Nos pas nous ont mené jusqu’à la Cathédrale gothique Saint-Mungo de Glasgow, qui est imposante, mais dont la tour principale était « malheureusement » en travaux (donc non visible).

À quelques pas de là se trouve la nécropole de Glasgow, vaste cimetière de quinze hectares qui s’étend sur une colline verdoyante et offre de magnifiques points de vue sur la ville. Un lieu de promenade atypique qui m’a particulièrement plu, trouvant au lieu un charme certain.

Durant mon adolescence, j’ai lu la saga l’Epouvanteur de Joseph Delaney et j’ai facilement transposé l’ambiance qui régnait dans la saga littéraire dans les lieux que je parcourais. J’imaginais volontiers sorcières, gobelins et autres créatures fantastiques reposer sous les pierres tombales, tant le décor semblait tout droit sorti de ces romans.

Pourtant, à aucun moment je ne me suis sentie mal à l’aise. Bien au contraire. Très vite, je me suis mise en tête de conserver une trace de cet endroit dans mon carnet de voyage.

J’ai longtemps arpenté les allées à la recherche du point de vue idéal, celui où je pourrais m’installer sans avoir l’impression de déranger ou de manquer de respect à qui que ce soit. Après tout, dessiner au cœur d’un cimetière reste une expérience assez singulière. Une première pour moi.

J’ai finalement trouvé un banc offrant une vue dégagée sur quelques tombes au premier plan. En arrière-plan se dressaient la ville de Glasgow et sa cathédrale, dont je vous parlais un peu plus tôt. Le sujet m’a semblé parfait.



Je me suis appliquée à terminer mon croquis avant de reprendre le chemin du logement, alors que le cimetière s’apprêtait à fermer ses portes. Même si je m’y étais sentie particulièrement bien, je n’avais pas vraiment envie d’y passer la nuit !



JOUR 2 : GLASGOW

Pour une amatrice de serres, le Glasgow Botanic Garden avait tout pour me plaire : douze serres d’inspiration victorienne, dont le magnifique Kibble Palace, pour lequel j’ai eu un véritable coup de cœur. Sans surprise, j’ai pris beaucoup de plaisir à m’y promener et à y dessiner tout au long de la matinée.

Ayant grandi en espérant pouvoir un jour recevoir ma lettre d’admission pour Poudlard (de la saga Harry Potter), il était impensable de ne pas me rendre à l’université de Glasgow. Son architecture a d’ailleurs inspiré certains décors du film. La visite a évidemment été ponctuée d’une nouvelle pause pour réaliser un dessin d’observation.



Le temps nous a malheureusement manqué pour visiter le Kelvingrove Art Gallery and Museum, pourtant prévu au programme. Entre mes séances de croquis, qui m’accaparent facilement plus d’une heure à chaque fois, et les horaires de fermeture relativement tôt des lieux touristiques (généralement autour de 17 heures), il était difficile de tout faire tenir en une seule journée. Si j’ai un jour l’occasion de revenir à Glasgow, cette visite figurera sans aucun doute parmi mes priorités. L’aperçu que j’avais vu sur internet me laisse penser que cela mérite d’être visiter.

Si les musées ferment relativement tôt, le soleil se couche particulièrement tard pour un mois de mai (en tout cas, par rapport à la France). Cela est idéal pour prolonger le programme, avec une balade jusqu’au Glasgow Green, un grand parc de 55 hectares, en début de soirée.

Sans être somptueux ou un incontournable, il offre un aperçu agréable de ces espaces où l’on imagine volontiers les habitants venir se promener. J’y ai notamment admiré la fontaine Doulton, inaugurée pour commémorer le jubilé d’or de la reine Victoria.

Le parc abrite également une serre, malheureusement fermée lors de notre passage. À défaut, j’ai beaucoup apprécié la façade du Templeton Business Centre, dont l’architecture originale a immédiatement attiré mon regard.


JOUR 3 : GLASGOW -> FORT WILLIAM (ROUTE DES HIGLANDS)

Ce fut la journée du séjour la moins clémente sur le plan météorologique. Beaucoup de pluie, beaucoup de vent… Mais peut-être est-ce bien tombé, car c’était une journée où nous avons beaucoup roulé : nous étions donc à l’abri dans la voiture.

De Glasgow jusqu’à Fort William, nous avons emprunté la route des Higlands. Pendant plusieurs kilomètres, nous avons longé les rives du Loch Lomond avant de traverser montagnes, vallées et lochs, dans des paysages proches de l’image que je me faisais de l’Écosse.

Toutefois, nous avons la mauvaise surprise de constater que les parkings de deux points d’intérêts initialement prévus (deux cascades) étaient fermés pour travaux. Sans possibilité de nous arrêter, nous n’avons pu voir les Falls of Falloch ou Glencoe waterfall.

Cela n’enlève rien au charme de cette route, qui constitue déjà une attraction en elle-même. Et de multiples points de vue sont accessibles tout au long de la route. Pour n’en citer que quelques-uns : Loch Tulla Viewpoint (je recommande), Loch Ba Viewpoint, Rannoch Moor Viewpoint.

Ceci-dit, il y avait beaucoup de voitures et de touristes. Les places de parkings se remplissaient rapidement. Pour le sentiment d’être seuls au monde au milieu des Highlands, il faudra repasser. Et je n’ose imaginer ce que cela doit être en plein été : cela doit devenir difficile, voire franchement étouffant.

Je dois avouer avoir fini la journée avec une légère frustration.


JOUR 4 : FORT WILLIAM -> VIADUC DE GLENFINNAN -> ILE DE SKYE

Cette quatrième journée a commencé par un peu de route pour rejoindre le viaduc de Glenfinnan… Ou du moins, c’était ce qui était prévu. À notre arrivée, le parking principal affichait complet. Par chance, nous avons trouvé une place près du Glenfinnan Station Museum ; un petit musée, dont je n’ai pas trouvé d’intérêt réel, mais l’entrée était inclus avec le parking.

De là, nous avons emprunté le Glenfinnan Viaduct Trail.

J’ai adoré ce sentier qui prend de la hauteur et qui, en plus de mener au célèbre pont ferroviaire qui apparaît dans les films Harry Potter, offre tout au long du parcours de superbes points de vue sur le Loch Shiel, les montagnes environnantes et le monument de Glenfinnan. Bref, difficile de rester insensible face à de tels paysages !

J’ai véritablement eu l’impression d’être transportée dans un monde, où Poudlard serait bien présent quelque part dans les environs, mais caché aux yeux des Moldus comme les miens. Malgré quelques gouttes de pluie, j’ai adoré cet endroit et le moment passé là-bas.

L’arrivée au point de vue sur le viaduc n’a été que l’apothéose. Mon cœur de Potterhead était comblé.



Mais la journée était encore loin d’être terminée. Une fois de retour à la voiture, nous avons repris la route en direction de l’île de Skye. Notre hébergement se trouvait au nord de l’île et nous avions initialement prévu d’emprunter un ferry qui nous aurait fait gagner près d’une heure de trajet. Malheureusement, toutes les places avaient déjà été réservées. Rien de dramatique cependant : nous avons simplement adapté le programme en conséquence, en tenant compte des trois heures de route restantes, sans compter les pauses.

C’est ainsi que nous avons fait escale au château d’Eilean Donan. Construit au XIIIᵉ siècle, il se dresse sur une petite île à la rencontre de trois lochs. Chargé d’histoire, ce château est également l’un des plus emblématiques d’Écosse et a servi de décor à plusieurs films, dont un James Bond.

Je dois d’ailleurs vous faire une confidence : à cause d’une météo toujours aussi capricieuse, c’est à l’abri dans la voiture que j’ai réalisé mon croquis. Je n’en suis sortie que pour prendre quelques photos.



Puis nous sommes enfin arrivés sur l’île de Skye, la plus grande des Hébrides intérieures, reliée au nord-ouest de l’Écosse par un pont. Ce qui m’a immédiatement frappée (et ce sentiment ne fera que se confirmer les jours suivants), c’est l’absence quasi totale d’arbres. Cela confère aux paysages un aspect sauvage, presque irréel, comme si nous nous trouvions au bout du monde.

En me renseignant, j’ai découvert qu’il ne s’agissait pourtant pas du paysage naturel originel des Highlands. Cette absence d’arbres est le résultat de plusieurs siècles de déforestation.

Avant de rejoindre notre Airbnb, nous avons effectué une dernière petite randonnée le long du cours d’eau Allt Dearg Mòr, où on retrouve de nombreuses petites cascades dans un décor paisible. Peut-être était-ce dû à l’heure tardive, mais nous avons rapidement eu la chance de nous retrouver seuls sur le sentier. Une sensation délicieuse !


JOUR 5 : ILE DE SKYE


La randonnée de l’Old Man of Storr est un incontournable de l’île de Skye, et à juste titre !

Cette marche d’environ 4 kilomètres, avec 320 mètres de dénivelé positif, permet d’atteindre un point de vue spectaculaire sur le célèbre monolithe. Certes, le lieu attire beaucoup de monde, mais le panorama est dingue et je comprends totalement son succès. C’est naturellement un de mes coups de cœur du voyage et s’il n’y avait qu’une chose à retenir et conseiller de Skye, ce serait cet endroit : Randonnée et point de vue grandiose digne d’une carte postale. Le combo gagnant !

Le croquis souvenir était obligatoire et j’espère avoir su rendre hommage à la majesté des lieux !

J’avais envisagé, pendant un temps, d’enchaîner avec une autre randonnée du côté du col du Quiraing. Mais le vent, particulièrement froid et puissant ce jour-là, m’a dissuadée de m’aventurer plus loin que le parking. Cela étant, même depuis ce dernier, les paysages sont déjà magnifiques. La route qui y mène, avec ses nombreux lacets, vaut également le détour. Mieux vaut toutefois éviter les jours de forte affluence : la chaussée est étroite et les passing places (espaces aménagés sur le bord de la route pour permettre aux véhicules de se croiser) s’enchainent.

À défaut, nous avons poursuivi notre route vers un autre site touristique, moins exposé au vent : le Fairy Glen. J’y ai d’ailleurs eu la surprise de reconnaître plusieurs randonneurs croisés plus tôt lors de l’ascension de l’Old Man of Storr.

Le Fairy Glen, qu’on pourrait traduire vallée des fées, propose une jolie promenade dans un décor presque irréel. Entre les collines verdoyantes, les spirales de pierres et cet imposant amas rocheux que la légende associe au royaume des fées, l’atmosphère y est particulièrement féerique. C’est d’ailleurs ce sentiment de merveilleux que j’ai essayé de retranscrire dans mon dessin réalisé sur place.

 

La journée aurait pu s’arrêter là, mais en constatant que la pluie devait faire son retour le lendemain, nous avons décidé d’avancer une des balades prévues au programme.

Après un peu de route, puis une vingtaine de minutes de marche sur un sentier relativement plat, nous sommes arrivés à Coral Beach. Surnommée « la plage tropicale » en raison de son sable blanc composé de coraux blanchis et de coquillages broyés, ainsi que de ses eaux turquoise, elle avait presque des airs de paradis exotique. Il ne manquait finalement que la chaleur… et l’absence de vent pour s’y croire complètement.


JOUR 6 : ILE DE SKYE

Parce que les vacances, c’est aussi fait pour se reposer, et puisque la pluie avait décidé d’être particulièrement présente, cette sixième journée s’est révélée plus tranquille que les précédentes.

Après une matinée consacrée à une grasse matinée bien méritée, direction le Dunvegan Castle and Gardens, le plus vieux château encore habité d’Écosse. Certes, le prix d’entrée n’est pas donné, mais nous avons beaucoup apprécié la visite. Les jardins de cinq hectares sont magnifiques et l’intérieur du château est tout aussi intéressant. Grâce aux nombreuses fiches explicatives, disponibles notamment en français, nous avons pu en apprendre davantage sur son histoire.

En sortant, nous avons repris la route en direction d’un nouvel objectif : le point le plus à l’ouest de l’île de Skye, le phare de Neist Point.

Sur la route, impossible de manquer les véritables maîtres des lieux : les moutons. Ils sont partout et semblent mener leur petite vie sans se soucier des voitures qui ralentissent à leur approche. J’ai été la première à craquer pour leurs adorables bouilles et encore plus pour les agneaux nouveau-nés, qui restaient collés à leurs mères.

À notre arrivée, nous découvrons une vue superbe sur cette avancée de terre bordée de falaises abruptes et dominée, à son extrémité, par un joli phare. L’ambiance y est saisissante, avec ce sentiment d’être arrivés au bout du monde.

Si la météo avait été plus clémente, j’aurais volontiers emprunté le sentier qui mène jusqu’au phare. Mais le vent violent et les nombreuses averses me faisaient craindre un chemin boueux et glissant, d’autant qu’il fallait enchaîner plusieurs montées et descentes.

Je me suis donc contentée d’un point de vue déjà exceptionnel sur les falaises et le phare. Le paysage était vraiment magnifique, même si je dois reconnaître que la hauteur m’a impressionnée et réveillé un léger vertige.

Et vraiment, l’envie de sortir mon carnet pour immortaliser cet endroit me démangeait. Mais cela n’aurait été envisageable qu’avec une meilleure météo. À défaut d’une illustration, c’est une série de photographies que je conserverai en souvenir de cette sixième journée de voyage.


JOUR 7 : ILE DE SKYE -> INVERNESS

Encore une grosse journée sur les routes, puisque nous quittions l’île de Skye pour rejoindre Inverness. Au programme : au moins trois heures de trajet. C’était sans compter le petit détour que nous avions prévu pour une nouvelle randonnée, qui deviendra finalement l’un de mes autres grands coups de cœur du séjour.

  

Le Fyrish Monument est un monument écossais perché au sommet de Cnoc Fyrish. Avec ses arches et ses colonnes de pierre, il offre un magnifique panorama sur toute la région. Une véritable pépite qui mérite largement les six kilomètres de marche et les 292 mètres de dénivelé nécessaires pour l’atteindre. Avec l’Old Man of Storr, il s’agit sans aucun doute de l’un de mes endroits préférés du voyage.

Une fois arrivée au sommet, je me suis installée pour réaliser mon croquis souvenir. Comme une illustration me demande facilement une heure, les visiteurs ont largement le temps d’arriver, de repartir et d’être remplacés par d’autres.

C’est ainsi qu’un homme est venu s’installer non loin de moi avec plusieurs trépieds et appareils photo qu’il ne cessait de déplacer et d’ajuster. Lorsque j’ai terminé mon dessin, j’ai voulu prendre une photo de mon carnet avec le monument en arrière-plan, comme je le fais habituellement. Mais ne sachant pas ce qu’il était en train de photographier, j’avais peur de le déranger ou de gâcher une éventuelle prise de vue. Je me suis donc approchée pour lui demander si je pouvais prendre une photo. Mon anglais étant ce qu’il est (= pas spécialement bon), le monsieur a compris que je lui demandais une photo de moi, mon carnet et le monument.

Je me suis donc retrouvée avec un cliché totalement inattendu (mais très réussi) et cette petite anecdote m’a tellement fait sourire que j’avais envie de vous la partager.


Ne pas évoquer le Loch Ness, que nous avons longé un peu plus tard, aurait sans doute été une erreur. Pourtant, en toute franchise, je ne lui ai trouvé rien de particulièrement remarquable. L’Écosse regorge de lochs magnifiques et j’ai trouvé que la réputation de celui-ci était peut-être un peu surfaite. Mais au moins, c’est fait !

Le soir, nous avons fait étape à Inverness avant de reprendre la route dès le lendemain matin. Peut-être était-ce une erreur de ne lui consacrer qu’une nuit, car en traversant le centre-ville, j’ai eu l’impression qu’il y avait beaucoup à découvrir. J’y ai vu un potentiel que j’aurais aimé prendre le temps d’explorer. Peut-être qu’un jour, si l’occasion se présente, je reviendrai pour découvrir plus en profondeur cette région.


JOUR 8 : INVERNESS -> ABERDEEN

Si vous ne le saviez pas, et sans que je puisse vraiment l’expliquer, j’ai toujours été fascinée par l’histoire de la famille royale britannique. J’étais donc ravie d’inclure à ce séjour en Écosse la visite du célèbre château de Balmoral, résidence d’été de la famille royale depuis 1852 et lieu où la reine Élisabeth II est décédée en 2022.

Soyons honnêtes : le prix d’entrée est élevé, surtout lorsque seule une pièce du château est ouverte à la visite. Je comprendrais donc que certains visiteurs puissent être déçus. Pour ma part, les vastes jardins et l’extérieur du château m’ont beaucoup plu, ce qui a largement compensé cet aspect.

Séduite par le bâtiment, j’ai naturellement voulu en réaliser un croquis. Mais vous commencez à connaître la chanson…

Alors que le ciel était d’un bleu éclatant et qu’aucun nuage ne semblait menacer à l’horizon, je n’ai eu le temps que d’esquisser les premières lignes qu’une forte averse s’est abattue, me contraignant à me réfugier dans l’espace de restauration.

J’ai bien tenté une seconde fois lorsque le temps m’a paru plus clément, mais avec exactement le même résultat. Puis, à la troisième tentative, alors qu’un simple passage aux toilettes avait suffi à laisser la météo changer d’humeur et faire revenir les grosses gouttes, je me suis fait une raison : ce croquis serait terminé d’après photo. Une pratique que je préfère éviter, mais qui s’imposait cette fois-ci.




J’avais initialement prévu de poursuivre la journée avec la randonnée menant au Prince Albert’s Cairn, une étonnante pyramide de pierre perdue au milieu des paysages écossais. Oui, une pyramide en Écosse… et je trouvais déjà l’idée incroyable ! Mais au vu des conditions météorologiques, j’ai jugé plus prudent de ne pas m’y aventurer, même si j’en mourrais d'envie.

Un temps, nous avons envisagé de revenir les jours suivants si la météo s’améliorait. Malheureusement, durant notre séjour à Aberdeen, la pluie s’est montrée encore plus présente et nous ne sommes jamais revenus dans cette région.

Je prends cela comme une promesse de revanche. Si un jour je retourne en Écosse, j’espère que la météo se montrera plus clémente et me permettra enfin de grimper jusqu’à cette mystérieuse pyramide.


JOUR 9 et 10 : ABERDEEN

Comme je le disais un peu plus tôt, les journées passées à Aberdeen ont été particulièrement pluvieuses. Au final, je n’ai réalisé que très peu de croquis dans la région, également appelée Aberdeenshire.

A défaut de vous en montrer quelques images, je pourrais vous laisser quelques commentaires de mes découvertes là-bas. Car même s’il s’agit sans doute de la ville qui m’a le moins séduite dans sa globalité durant ce voyage ; on ne peut lui retirer certains atouts.

Parmi eux, le Footdee est un quartier de pécheur, où les habitants se sont amusés à joliment décorés leurs quartier résidentiel, acceptant par la même occasion de devenir un lieu attirant les touristes. C’est pittoresque comme on aime.

En centre-ville, j’ai totalement craqué pour l’architecture du Marischal College, qui aurait bien mérité un croquis d’ailleurs. Une pépite emblématique en granit qui devrait figurer sur l'itinéraire de voyage pour quiconque visite Aberdeen. Il s’agit d’ailleurs du deuxième plus grand bâtiment en granit au monde.

Pour échapper à une nouvelle averse, nous nous sommes également réfugiés dans l’Aberdeen Maritime Museum. L’entrée est gratuite et, si nous avions su à quel point le musée était intéressant, nous nous y serions rendus plus tôt.
Malheureusement, le temps nous a manqué. Entre les horaires de fermeture relativement précoces des sites touristiques et notre arrivée tardive, nous n’avons pas pu tout explorer. Pourtant, ce que nous avons vu nous a passionnés. Bien conçu et très pédagogique, le musée retrace l’histoire maritime d’Aberdeen depuis l’Antiquité jusqu’à l’industrie pétrolière moderne. Une excellente surprise.

En reprenant la voiture pour explorer les alentours, nous sommes partis à la recherche des fameuses vaches des Highlands. J’imaginais en voir partout, mais elles se sont révélées bien plus discrètes que prévu. J’ai finalement eu le plaisir d’en apercevoir près d’une ferme spécialisée dans leur élevage (à mettre sur le GPS : Aberdeenshire Highland Beef). Cela peut sembler anodin, mais cette simple rencontre a suffi à faire mon bonheur.

Dans le même secteur, on peut retrouver le Château de Craigievar, malheureusement fermé pour cause de travaux. Mais sans trop m’approcher, j’ai déjà pu voir sa façade qui m’avait fait de l’œil sur internet. En effet, ses murs sont d’une couleur rose pêche lui donne, je trouve, un air de palais enchanté tout droit sorti d’un conte.
 

C’est finalement au château de Fraser que j’ai pu sortir mon carnet et prendre le temps de dessiner. Installée dans l’herbe, dans une atmosphère calme et intimiste, j’ai réalisé un nouveau croquis sans être dérangée. Un vrai plaisir.

Voilà un résumé de ces deux jours complets dans la région d’Aberdeen.


JOUR 11 : ABERDEEN -> EDIMBOURG

Et parce que toutes les bonnes choses ont une fin (même les vacances, snif), il était temps de rejoindre la dernière étape de ce road trip : Édimbourg.

Après avoir rendu la voiture, nous avons poursuivi le séjour en transports en commun. Et je dois avouer avoir été agréablement surprise par le réseau de bus de la ville. Réguliers et fiables, ils nous ont permis de rejoindre facilement notre logement, pourtant situé en dehors du centre-ville, même en fin de soirée. Nous n’avons jamais rencontré la moindre difficulté et avons beaucoup apprécié ce mode de déplacement.

D’ailleurs, chaque jour, en prenant le bus qui nous ramenait à notre hôtel, nous passions devant un magnifique bâtiment : The Playfair at Donaldson's. Si j’ai bien compris, il s’agit aujourd’hui d’une résidence privée et le site n’est donc pas accessible au public. Je n’ai pas donc pu m’en approcher, mais franchement, je me serais bien arrêté et approché pour le dessiner.

Le premier lieu que nous avons officiellement découvert fut la colline de Calton.

Si le monument de Dugald Stewart qui surplombe la ville est sans doute le point de vue le plus emblématique d’Édimbourg, j’ai trouvé un banc où m’installer au calme pour dessiner le Nelson Monument, un autre édifice du parc.

 

Après avoir profité du panorama, nous sommes redescendus en direction du centre-ville pour commencer à explorer ses rues.

Même aperçu de l’extérieur, le Balmoral impressionne. Cet hôtel cinq étoiles prestigieux a accueilli de nombreux membres de la famille royale et c’est également dans l’une de ses chambres que J. K. Rowling aurait terminé l’écriture du dernier tome de Harry Potter.
Ma curiosité m’a poussée à regarder le prix d’une nuit sur place. Disons simplement que j’ai très vite compris que je n’appartenais pas tout à fait à ce monde-là !

Alors on trace sa route et on continue tout droit. Cela tombe bien, car à deux pas, se trouve le Scott Monument, étonnante tour néogothique qui s’élève au cœur de la ville. Une belle entrée en matière avant la suite de la découverte.

Nous avons ensuite emprunté Victoria Street, probablement l’une des rues les plus photographiées d’Édimbourg. Avec sa courbe caractéristique et ses façades colorées, elle possède un charme indéniable. Victime de son succès, elle reste très fréquentée.

La journée s’est poursuivie par la visite de la cathédrale Saint-Gilles. Son impressionnant plafond bleu roi a particulièrement retenu mon attention.

Enfin, nous avons terminé la journée dans l’un des lieux qui m’intriguaient le plus : le cimetière de Greyfriars.
Avec ses vieilles pierres tombales et son atmosphère mystérieuse, je comprends sans difficulté pourquoi il est considéré comme l’un des lieux les plus hantés d’Écosse. Si j’avais été plus à l’aise en anglais (et un peu moins peureuse), j’aurais sans doute été tentée par une visite guidée des souterrains et des voûtes de la vieille ville.

On y aperçoit la tombe de Greyfriars Bobby, un chien resté fidèle à son maître même après sa mort. Et pour les amateurs de la saga Harry Potter, on y retrouve aussi plusieurs noms de famille qui auraient inspiré J. K. Rowling pour certains de ses personnages, comme McGonagall, Potter ou encore Riddle, le véritable nom de Voldemort dans la version originale.


JOUR 12 : EDIMBOURG


Cette seconde journée a commencé par la découverte de Dean Village, dont le charme ne m’a pas laissée indifférente. J’ai pris plaisir à dessiner ses jolies façades bordant le cours d’eau. Le cadre est paisible et particulièrement agréable.

Comme cette petite merveille se situe à proximité du centre-ville, nous avons ensuite poursuivi notre découverte à pied jusqu’au château d’Édimbourg, édifié sur un ancien volcan.

Je n’aurais pas imaginé que la visite du château d’Édimbourg prendrait autant de temps. Et pourtant ! Arrivés peu avant le coup de canon de 13 heures (dont j’ignorais totalement l’existence, donc heureux hasard), nous y sommes restés une bonne partie de l’après-midi tant il y avait de choses à découvrir.

Mais ce qui a parfois pu me fatiguer sur place, c’est l’omniprésence des touristes. Sans atteindre les niveaux que j’avais connus au Japon, où cela m’avait parfois semblé étouffant, j’ai rapidement ressenti une certaine lassitude face à la foule et aux longues files d’attente.

Si vous prévoyez cette visite, je vous conseille d’ailleurs de réserver vos billets suffisamment à l’avance. Les créneaux partent relativement vite.

En quête de tranquillité après cette visite, je me suis installée sur un banc des allées surélevées de l'East Princes Street Gardens.

 

J’avais besoin d’une pause : me reposer, manger cette glace qui me faisait de l’œil depuis un moment et sortir mon carnet de croquis.

Il faut dire que l’endroit offre sans doute l’une des plus belles vues sur la ville. Les bâtiments qui me faisaient face, avec le château d’Édimbourg qui dominait l’ensemble sur le côté, composaient un panorama idéal pour immortaliser la capitale écossaise.


JOUR 13 : EDIMBOURG

Qui est-ce qui avait encore mis des serres au programme ? C’est bibi !

Pour autant, à mon arrivée au Jardin botanique royal, j’ai eu la surprise de découvrir qu’elles étaient en travaux. Il ne faut sans doute pas abuser des bonnes choses. Ce n’était finalement pas si grave : le parc restait vaste, agréable et parfaitement aménagé. J’ai pris plaisir à y flâner et à tenter d’apprivoiser plusieurs écureuils, avant de regagner le centre-ville.

Après être passés plusieurs fois devant au cours des journées précédentes, nous avons finalement osé franchir les portes de la National Gallery of Scotland. C’est l’avantage des musées gratuits : on ne se demande pas pendant dix minutes si la visite vaut son prix. On entre, tout simplement. Et je ne l’ai pas regretté une seule seconde.

A titre personnel, j’ai apprécié déambuler dans les galeries et suis restée quelques minutes devant certains tableaux, à essayer de comprendre les techniques employées par les artistes.

La fin des vacances approchant, comme pour tenter de ralentir le temps, je me suis accordé une nouvelle pause croquis afin d’immortaliser le paysage visible à la sortie du musée.
Ou du moins, un début de croquis.

Car l’Écosse ne serait peut-être pas tout à fait l’Écosse sans sa météo changeante. Je vous présente donc ci-dessous une illustration commencée sur place, stoppé à cause d’une averse, puis terminée plus tard d’après photographie. On y aperçoit plusieurs monuments déjà évoqués au fil de ce récit, dont le Scott Monument et le Balmoral.

 

Enfin, pour clore ce voyage en apothéose, je dois vous parler d’un restaurant. Si, comme moi, les souris d’agneau font partie de vos plats préférés, ne manquez surtout pas de réserver une table au Makars Mash Bar, qui en a fait sa spécialité. Vos estomacs me remercieront.


BILAN

Et c’est ainsi que s’achève ce récit de voyage.

Je garderai de cette parenthèse écossaise bien plus qu’une simple succession de lieux visités. Je retiendrai ces ambiances presque mythiques qui m’ont replongée dans les univers qui ont bercé mon adolescence, les paysages sauvages de la côte ouest, plus dénudés et battus par les vents, puis ceux plus verdoyants et boisés de l’est du pays. Je repenserai aussi à ces randonnées mémorables, à une cuisine bien meilleure que ce à quoi je m’attendais, et à tous ces moments suspendus où j’ai pris le temps d’ouvrir mon carnet pour y laisser quelques souvenirs dessinés.

Malgré la pluie, malgré le vent et quelques frustrations, l’Écosse ne m’a pas déçue. Bien au contraire. Cette première découverte m’a donné envie d’y revenir un jour pour explorer davantage ce pays et, pourquoi pas, prendre ma revanche sur quelques lieux que la météo ne m’aura pas permis de découvrir pleinement.

J’espère que ce témoignage illustré vous aura replongés dans quelques souvenirs si vous connaissez déjà cette région du monde, ou qu’il vous aura donné envie de la découvrir à votre tour.

Et si vous êtes arrivés jusqu’ici, alors merci de m’avoir accompagnée dans cette aventure.




RivierAlp 2025 - De Limone à Menton



De Limone à Menton, sur les sentiers de randonnée RivierAlp. 🥾

J’ai eu la chance de vivre une expérience unique : un voyage qui m’a mené des paysages alpins aux rivages méditerranéens, en passant par des villages perchés, fait découvrir des trésors baroques et vivre des instants gustatifs de qualité.
Un séjour riche, à tous points de vue !

Ce fut aussi une incroyable expérience humaine : nous étions des journalistes, vidéastes, créateurs de contenu, randonneurs chevronnés… tous réunis par la même envie : découvrir et partager la richesse des sentiers que nous empruntions.
J’étais personnellement présente en tant qu’illustratrice, pour immortaliser ce circuit à travers une série de croquis d'observation. Une opportunité incroyable !

Mais alors, la RivierAlp, c’est quoi ?

👉 Un nouvel itinéraire outdoor qui relie les montagnes italiennes au littoral mentonnais.
👉 8 étapes au total, dont j’ai pu parcourir plusieurs portions durant 6 jours.
👉 La montagne, la nature et d’incroyables panoramas tout le long du parcours.
👉 Une multitude de villages à découvrir : Casterino, Tende, Breil-sur-Roya, Sainte-Agnès, Gorbio…

Comme toujours lorsque je pars explorer un nouveau lieu, j’aime en garder une trace ici, sur ce blog avec mes croquis scannés, accompagnés de mes petites annotations sur le parcours.

Alors, carnet de voyage en main, je vous emmène avec moi sur les sentiers de la RivierAlp !

ETAPE 1 : Limone -> Casterino
Env. 16,20 km - Dénivelé 700m

Notre aventure a commencé à Limone Piemonte, où nous avons été chaleureusement accueillis pour le départ de cette grande traversée. Je n’ai eu qu’un aperçu du village, mais j’ai tout de suite été séduite par son charme montagnard, qui doit être aussi envoûtant sous la neige qu’en plein été.

Le départ officiel de la randonnée devait se faire depuis Limonetto, mais pour pouvoir respecter le planning de la journée, nous sommes partis depuis le Chalet La Marmotte. Le sentier file alors le long des flancs de montagne, à la frontière entre l’Italie et la France. Les panoramas sont splendides !

Sur le chemin, nous avons croisé le Fort Pernante, une ancienne installation militaire italienne construite pour défendre le col de Tende. Un bout de patrimoine au milieu des montagnes.

Un peu plus loin, l’ascension nous a menés jusqu’à un second vestige de l’Histoire, le Fort de Giaure, perché à 2 254 mètres d’altitude. C’est là, face aux montagnes, que nous avons fait notre pause déjeuner. J’en ai profité pour réaliser mon tout premier croquis du séjour… et réaliser que j’avais oublié ma boîte d’aquarelles ! 😅
Néanmoins, armée de mes feutres noirs et de mes crayons de couleur, j’ai improvisé autrement. Et pour le reste du séjour / les autres croquis, je n’ai pas hésité à rajouter les couleurs ultérieurement, une fois mon matériel récupéré.
Mais pour ce premier dessin, tout ne s’est pas passé comme prévu, ahaha !

Pour en revenir à la randonnée de cette première journée, L’après-midi s’est poursuivi par une longue descente vers Casterino. Plus nous descendions, plus la végétation reprenait ses droits, habillant les flancs de montagne d’une toute nouvelle atmosphère.

À l’arrivée, nous avons eu la chance d’échanger avec un agent du Parc national du Mercantour, qui nous a parlé de ses missions : la préservation des milieux naturels et la sensibilisation des visiteurs. Une belle manière de conclure cette première étape, entre paysages, patrimoine et rencontres humaines.


ETAPE 2 : Tende ➡️ La Brigue
Env. 6 km - Dénivelé 400m


La matinée a débuté par la découverte de la vieille ville de Tende, rattachée à la France seulement depuis 1947.

Ce qui m’a personnellement fascinée là-bas, c’est l’emploi d’une roche verte locale, utilisée notamment pour la Collégiale Notre-Dame de l’Assomption en plein centre-ville. Associée à de la peinture rouge vive, le contraste est saisissant !

Nous avons ensuite visité le Musée Départemental des Merveilles, nous permettant de découvrir les gravures préhistoriques présentes dans la Vallée des Merveilles. Comme je n’ai pas eu l’occasion de randonner directement dans ce secteur durant le séjour, j’ai apprécié d’en découvrir des reproductions et surtout de bénéficier d’une visite guidée pour en apprendre plus. Mais résultat : j’ai très envie de revenir dans la région pour (entre autres) voir ces gravures de mes propres yeux, au cœur de la montagne.

Après une pause déjeuner de qualité au restaurant Margueria (incroyablement bon, je recommande !), il a été l’heure de repartir. Départ depuis le centre-ville, pour rejoindre La Brigue en passant par le col de Boselia. Au programme : le monument de l’Aigle offrant un superbe point de vue sur Tende, puis un parcours en montagne révélant de magnifiques panoramas.

A notre arrivée à la Brigue, j’ai profité d’un moment de pause pour réaliser un nouveau croquis (avec un petit aperçu de la Chapelle Saint Michel, même si ce n’est pas le sujet principal de mon esquisse), avant de rejoindre le reste du groupe pour profiter d’une dégustation de miel artisanal et visiter le musée du patrimoine du village pour conclure cette journée bien remplie.


ETAPE 3 : St-Dalmas-de-Tende -> Saorge
Env. 12 km - Dénivelé 715m


La Chapelle Notre-Dame des Fontaines cache bien son jeu : si sa façade peut paraître assez modeste, rien ne laisse deviner l’incroyable richesse de son intérieur. En effet, des fresques, parfaitement préservées et colorées, recouvrent les murs et racontent aux visiteurs l’histoire biblique avec une succession d’illustrations.

J’ai aimé découvrir la légende qui accompagne la construction de ce lieu : lorsque les sources de La Brigue cessèrent de couler, les habitants firent vœu d’ériger une chapelle à la Vierge… et l’eau jaillit de nouveau.

Sur la route en redescendant vers La Brigue, je vous conseille de vous arrêter pour découvrir le pont du Coq, un très bel ouvrage médiéval.

L’après-midi, nous avons repris la marche depuis Saint-Dalmas-de-Tende. Le sentier traverse une succession de hameaux pleins de charme et perchés dans la montagne : Granile, où j’ai pris le temps de faire un croquis, puis Berghe (Supérieur et Inférieur). 


ETAPE 4 : Breil-sur-Roya
Env. 2,27 km - D+ 234m (pour la Tour Cruella)

Cette quatrième étape du voyage a été rythmée par de multiples visites autour de Breil-sur-Roya. 

Et cela a commencé avec l’Ecomusée du train des Merveilles, où s'entremêlent vieilles locomotives, tramways, autobus, etc. Même sans être passionnée de mécanique, impossible de ne pas se laisser embarquer : on grimpe dans les trains et, l’espace d’un instant, on se prend au jeu.


Une des pièces maîtresse reste bien entendu la locomotive à vapeur, imposante et majestueuse… dont la ressemblance avec le Poudlard-Express à séduit mon cœur de fan de la saga d’Harry Potter.

Impossible de passer par Breil-sur-Roya sans flâner dans son centre historique et admirer son lac aux eaux turquoises. Depuis cet été, il est même possible de louer une barque pour profiter d’un moment de détente sur l’eau.

Depuis le centre-ville, il est possible de randonner jusqu’à la tour Cruella. La montée est un peu raide, mais l’effort est vite récompensé par une vue splendide sur toute la vallée. La descente qui permet de revenir au village est plus rapide.

Pour la pause déjeuner, nous avons sorti notre pique-nique au Bain du Sémite, une piscine naturelle sublimée par la présence d’un vieux pont de pierre. Un décor idyllique qui méritait bien un croquis souvenir dans mon carnet.

L’après-midi s’est poursuivi avec un passage à Saorge, un village incroyablement beau, avec ses maisons accrochées à flanc de montagne et surnommé le "village tibétain".

Si je n’ai pas de croquis à partager du Monastère de Saorge, il est impossible de ne pas vous mentionner la visite théâtralisée que nous avons eu la chance de réaliser avec notre excellent guide Francesco Scarrone. Avec humour et talent, il nous a initié au baroque de la façon la plus… baroquissime qui soit ! Un vrai coup de cœur pour tout le groupe, sublimé par une dégustation gourmande imaginée par le chef Yohan Linard.

Ces Escapades Baroques n’ont lieu que quelques fois dans l’année, mais pour moi c’est un incontournable. Si je vivais plus près, j’y emmènerais tous mes proches sans hésiter. Une chose est sûre : après cette expérience, impossible de ne plus reconnaître le baroque !
Pour ne pas manquer votre visite baroque : Consulter ce site


ETAPE 5 : Sospel -> Ste-Agnès
Env. 11,90 km - D+  350m

La journée a commencé par une balade dans le village de Sospel. Ce qui m’a marquée ici, c’est l’omniprésence du style baroque - après la visite théâtralisée de la veille, j’étais désormais « éduquée » et je ne pouvais plus passer à côté de ses détails ! La cocathédrale Saint-Michel m’a particulièrement impressionnée par la richesse de son intérieur.

Après le déjeuner, nous avons pris le départ de la randonnée au col de la Baisse du Pape. Le chemin descend progressivement jusqu’à Sainte-Agnès, et tout au long du parcours, le changement d’ambiance est saisissant : nous basculons peu à peu vers une atmosphère méditerranéenne. Pour la première fois, le panorama nous a offert une vue claire sur la mer Méditerranée, et même un aperçu de l’aéroport de Nice au loin ! Un moment fort, où je me suis sentie incroyablement chanceuse de vivre cette expérience.

Notre arrivée à Sainte-Agnès a été marquée par la visite du fort de la Ligne Maginot, construit pour défendre la frontière italienne. Creusé dans la roche, avec près de 2 000 m² de galeries souterraines, c’est un lieu aussi impressionnant qu’inattendu.

Et que dire du village lui-même ? Sainte-Agnès mérite vraiment sa réputation de « plus haut village littoral d’Europe ». J’ai adoré ses ruelles perchées, sa vue imprenable sur la mer et son panorama magique, qu’il s’agisse d’un lever de soleil, d’un crépuscule ou même d’une nuit étoilée.

Très sincèrement, j’aurais aimé y passer plus de temps : déambuler encore, grimper jusqu’aux ruines du château qui domine le bourg… et remplir mon carnet de croquis de toutes ses richesses.


ETAPE 6 : Ste-Agnès -> Menton
Env. 21 km - Dénivelé 1000m

Et voilà déjà le dernier jour de cette grande traversée. Depuis notre hôtel à Sainte-Agnès, nous avons repris les sentiers de randonnée, profitant une dernière fois des paysages de montagne, avant de redescendre jusqu’au littoral.

En chemin, une halte s’imposait à Gorbio, charmant village perché, pour découvrir son arbre emblématique, l’Orme de Gorbio ou le superbe panorama du dernier étage du château Lascaris.

La suite du parcours nous a permis d’apercevoir la célèbre Monaco, avant de rejoindre Roquebrune-Cap-Martin. Ses ruelles pittoresques sont un véritable bijou où l’on pourrait se perdre des heures durant. J’y ai réalisé un croquis, que je préfère, contre toute attente, dans sa version sans aquarelle, même si j’ai testé les deux.


Enfin, la RivierAlp s’achève au bord de la mer, par une marche paisible le long du littoral, sur plusieurs kilomètres. Le point final de cette aventure : l’incroyable Menton, dont j’ai immortalisé la douceur méditerranéenne à travers deux versions d’un même croquis, avec et sans aquarelle. À vous de me dire laquelle vous préférez…

Bilan du séjour

Quelle semaine !

Comme je l’ai déjà évoqué, ce premier voyage a un vrai goût de « reviens-y ». J’aimerais pouvoir explorer la Vallée des Merveilles, prendre plus de temps dans certains villages (par exemple Sainte-Agnès, qui mérite de finir immortalisé sur des pages de carnet), découvrir d'autres lieux comme Moulinet et ses étonnants airs de Grande Muraille de Chine, ou encore multiplier les croquis, en montagne comme en bord de mer.

C’est frustrant d’habiter si loin, car je ne sais pas quand j’aurai l’occasion de revenir… mais une chose est sûre : la RivierAlp m’a conquise !

Je tiens à remercier chaleureusement ceux qui ont rendu cette expérience possible :

• la Communauté de la Riviera Française (CARF) et l’Office de Tourisme Menton, Riviera & Merveilles, à l’initiative du projet.

• la société Orgaya pour l’organisation logistique.

• et bien sûr toutes les personnes avec qui j’ai partagé cette semaine inoubliable : Jessica, notre guide, Ben et Bertrand, nos chauffeurs, ainsi que Guillaume, Bastien, Daniele, Emmanuel, Pietro, Federica, Vincent, Hélène, Frédéric, Hugo et Anthony. Sans eux, ce voyage n’aurait pas eu la même saveur.

Enfin, merci à vous d’avoir pris le temps de lire ce long article jusqu’au bout 🙏 J’espère qu’il vous aura donné un bel aperçu de ce qu’est la RivierAlp, entre montagnes et Méditerranée.

Barocco di Buffala’ment vôtre !


Japon 2025




Après plusieurs semaines au pays du soleil levant, et comme à mon habitude quand je pars en vadrouille, je laisse une trace de mon itinéraire sur mon blog. Même si je n’ai pas été aussi productive que ce que je l’aurais souhaité, voici différents croquis accompagnés de quelques  commentaires. 

➡ KYOTO

Ancienne capitale du pays, le voyage a commencé par quelques jours à Kyoto. Cette ville m’a séduite par ses temples et sa richesse culturelle. En tant que grande amatrice du patrimoine, j’ai trouvé que la ville avait beaucoup à offrir. Cependant, la forte affluence sur les sites emblématiques, loin d’être une légende, peut parfois nuire à l’authenticité de l’expérience. Cela peut déstabiliser... même si, au fond, nous participons aussi à cette fréquentation intense ; un paradoxe difficile à ignorer.

C'est par exemple le cas du quartier de Gion, qui est assez incroyable pour son architecture japonaise typique et la présence de geishas. Mais les rues sont tellement occupées par les voyageurs qu’on ne peut pas vraiment en profiter pleinement.

J’ai donc préféré la tranquillité du Kenninji Temple qui se trouvait au bout de la rue Hanamiko-ji. Petite visite imprévue mais vraiment agréable où j’ai sorti pour la première fois mon carnet de croquis.

En explorant les ruelles autour du Nishiki Market — une rue marchande animée abritée sous une grande arcade — je suis tombée par hasard sur le temple Seigan-ji. L’imposante statue dorée du Bouddha qui prône au milieu de la pièce rend le lieu invraisemblable et tend au respect. Fascinée lors de mon premier passage, je suis revenue quelques jours plus tard pour le dessiner avec mon matériel de croquis. Pendant ma session de dessin, des locaux sont venus se recueillir, prier… ou sont venus curieusement voir ce que je faisais.

Un peu plus excentré, mais incontournable lors d’un passage à Kyoto, le Kinkaku-Ji est aussi surnommé pavillon d’or. Si la visite se fait très rapidement (si on ne s’arrête pas, le tour est fait en 15-20min), je reconnais que c’est très beau et la couleur du temple est vraiment atypique. Mais même en venant dès l’ouverture, il y a beaucoup de monde et comme les chemins ne sont pas très larges, on se retrouve vite serrés les uns contre les autres. C’est presque un miracle si j’ai réussi à faire un croquis : recroquevillée dans un coin, j’ai essayé de me faire oublier pour capter un peu de la magie du lieu.


A proximité, se trouve le temple Shikichi Shrine (aussi nommé Wara Tenjingu). En regardant sur internet, j’ai découvert qu’on y vénère Ko-no-hana-no-sakuya la déesse de l'accouchement, ce qui explique sans doute pourquoi ce sont souvent des couples avec des jeunes enfants qui s’y rendaient.
Une visite simple, mais agréable dans un temple plus confidentiel.

Durant le séjour, nous avons pu découvrir d’autres lieux souvent recommandés sur internet mais qui s’avéraient tellement blindés de monde que nous n’en avons pas apprécié toute l’ampleur : le sanctuaire Yasaka-jinja en centre-ville, Kiyomizu-dera qui bat tous les records de fréquentation ou encore la ruelle qui descend jusqu’au Hokan-ji en soit magnifique mais encore une fois bien trop touristique.  Tant de lieux où je n’ai pas voulu ou juste pu m’arrêter pour faire des croquis… 


A contrario, je regrette sincèrement de ne pas avoir de croquis potable à vous partager de ce qui a été mon endroit préféré de Kyoto : Le grand sanctuaire Fushimi Inari Taisha qui se découvre sur plusieurs kilomètres, au cours d’une petite randonnée sous environ 10 000 toriis. 

Si au départ, il y avait tellement de monde qu’on avançait à la queue leu-leu, le dénivelé a découragé une majorité des touristes à parcourir le site dans son intégralité. Et plus on grimpait, plus le lieu devenait sauvage et vide de monde. Un régal en tout point !

Si jamais je retourne un jour à Kyoto, je n’hésiterais pas à y revenir (et j’y ferais des croquis !).


Nous avons pu avoir un aperçu de ce que pouvait l’atmosphère de la campagne / en banlieue de Kyoto, sur un site moins touristique, en se rendant au temple Adashino Nenbutsuji : Il s’agit d’un cimetière avec  8000 statues bouddhistes. Ce lieu atypique nous a laissé un souvenir tout particulier et qui nous a permis d’échanger directement avec des locaux. C’est ce genre d’expérience que nous étions venus chercher au Japon.


➡ OSAKA

Lorsque je préparais ce séjour, les informations que je trouvais sur Osaka me laissaient penser que la ville ne me plairait que peu. C'est d'ailleurs une des raisons qui a fait qu'une seule journée était prévue là-bas. Au final (et curieusement) Osaka m'a séduite, à titre personnel. 

La journée a commencé par la découverte du Château d'Osaka et du parc de 106 hectares qui l'entoure. L'architecture de cet édifice fortifié est assez incroyable et je comprends pourquoi cela en fait un des lieux les plus célèbres du Japon. Forcément, cela attire du monde, mais je n'ai pas trouvé que c'était oppressant comme j'ai pu le ressentir ailleurs : L'espace autour du château est assez grand et permet une circulation piétonne aérée.

Si  je n'ai pas été à l'intérieur du château, je suis déjà très heureuse de mettre posé devant, le temps d'un croquis.

En centre-ville, je n’avais pas de grande attente du quartier Dotonbori, et je dois reconnaitre qu’en arrivant devant les multiples écrans géants de publicités, j’ai réalisé à quel point cela pouvait être impressionnant.  A un peu plus d’un quart d’heure de marche de là, le sanctuaire du Lion Namba Yasaka Jinja est assez spectaculaire et vaut le détour.

En s'éloignant un peu de l'effervescence et la foule du centre-ville, j'ai particulièrement aimé me poser en fin d'après-midi dans le parc de Sumiyoshi-taisha. Ce qui rend ce sanctuaire tout particulier est la présence d'un pont en arc rouge, Sorihashi. Je ne regrette pas d'avoir fait le déplacement jusque là-bas pour cette parenthèse de calme et de spiritualité.


➡ NARA

Avant d’arriver à Nara, ville connue pour son grand parc avec ses cerfs sacrés, il a fallu s’y rendre en transport en commun. J’ai profité de l’heure de trajet pour dessiner quelques personnes qui étaient dans le même wagon que nous.

Puis nous sommes arrivés.
Et je me suis régalée et aurais aimé y rester plus longtemps.

Je m'y suis sentie bien tout le long.
Le parc est si grand, qu’il est possible de choisir des chemins plus tranquilles, à l’écart de la foule. C’est ce que j’ai fais pour ma part, en me posant proche de la Bell Tower de Todai-Ji Shoro, le temps d’un croquis.

 

➡ TOKYO

Pour clore notre séjour, nous avons mis le cap sur Tokyo. Malgré l’effervescence qu’on lui prête souvent, la capitale ne m’a pas particulièrement charmée. Peut-être en raison de son rythme effréné, j’y ai trouvé moins d’inspiration qu’ailleurs — ce qui explique le nombre plus restreint de croquis réalisés là-bas. Si c’était à refaire, j’y passerais un peu moins de temps. Mais selon vos goûts et centres d’intérêt, vous pourriez être séduit par le dynamisme et l’énergie constante de cette mégalopole.

Voici toutefois quelques lieux que j’ai appréciés, même sans les avoir dessinés :
-  la sortie du métro dans le quartier Akasaka sous la thématique d’Harry Potter, qui saura ravir le cœur de tout fan de la saga.
-  Le spectacle nocturne sur la façade du Siège du gouvernement métropolitain de Tokyo : une animation gratuite. De jour, un observatoire situé dans l’une des tours offre une vue panoramique sur la ville. Malheureusement, il était exceptionnellement fermé le jour de notre passage (manque de chance !).

Côté dessin, j’ai été inspirée par les lieux suivants :

Le temple Gōtokuji, célèbre pour ses innombrables figurines de chats porte-bonheur (maneki-neko). Si l’on vient souvent pour les chats, j’ai aussi aimé la sérénité du parc et la structure de sa tour, qui m’ont servi de modèle pour un croquis. 

Largement inspiré par notre tour Eiffel parisienne, la tour de Tokyo n’en reste pas moins un symbole de la capitale japonaise. J’ai pris plaisir à l’observer depuis le parc Shiba. De là, j’ai pu capturer en un seul dessin la silhouette rouge de la tour, entourée de plusieurs temples bouddhistes, dont le Zōjō-ji. Un joli contraste entre tradition et modernité, typique de Tokyo.

Lorsque j'ai su que j'allais séjourner à Tokyo, j'ai aussitôt supplié mes proches d’intégrer un séjour au Tokyo Disney Resort et de ses deux parcs : Tokyo Disneyland et Tokyo DisneySea.

Une journée enchantée à Tokyo Disneyland

La première journée au Tokyo Disneyland s'est déroulée à merveille ! C’était  vraiment génial et à l’unanimité, nous sommes reparties ravies, avec un énorme coup de cœur pour l’attraction immersive de la Belle et la Bête, un bijou de technologie et de mise en scène. Mention spéciale aussi pour l’hospitalité des Castmembers, d’une gentillesse et d’une attention remarquables — un vrai plus qui a contribué à l’expérience enchantée.

Tokyo DisneySea : grandiose, mais surchargé

A côté, Tokyo DisneySea s’est avéré être un parc plus grand encore et avec des décors incroyables comme je n’en avais encore jamais vu… mais avec énormément de monde. Malheureusement, l’expérience s’est avérée bien moins fluide. Le parc était bondé, et les temps d’attente démesurés ont vite rendu la journée frustrante. Sans accès aux options coupe-files payantes, il était presque impossible de faire quoi que ce soit sans attendre au minimum 40 minutes — et souvent bien plus.

De notre côté, nous avons fait preuve de patience jusqu’à 120 minutes d’attente pour découvrir l’attraction de la Reine des Neiges, mais sur l’application du parc, nous avons vu qu’au même moment, certaines files atteignaient 260 minutes. Trois heures et demie pour une seule attraction ! Une ambiance bien différente de celle, fluide et joyeuse, de la veille. C’est dommage, car le potentiel du parc est immense, mais clairement difficile à apprécier dans de telles conditions.

Les files d’attente étaient si longues qu’elles commençaient à l’extérieur des attractions (dans le Land), si bien que j’ai pu réaliser ce croquis de la tour de Raiponce. Au moins, j’ai un souvenir « croqué » (mais je l’aurais troqué contre plus de fluidité, comme la veille si je pouvais ahaha).

Mes recommandations : Si vous souhaitez profiter du parc dans son intégralité, je conseillerais un séjour de trois jours : une à Tokyo Disneyland et deux journées à Tokyo DisneySea pour avoir le temps de faire toutes les attractions.


Pour clore cette série de croquis, je souhaitais partager quelques dessins réalisés loin des lieux emblématiques, mais qui témoignent malgré tout de mon quotidien à Tokyo. Ces endroits n’ont rien d’exceptionnel au sens touristique du terme, mais ils m’ont offert de belles parenthèses de tranquillité, à 15-30 min à pied de mon logement.

Le Horikiri Iris Garden ne figure probablement dans aucun guide touristique, et pourtant, il m’a offert un joli moment de calme. Il s’agit d’un petit parc de quartier, sans prétention, mais sans doute très apprécié des habitants du coin, notamment en période de floraison. J’y ai trouvé une atmosphère simple, paisible — idéale pour sortir carnet et crayons. 

Un peu plus au nord, j’ai découvert un lieu assez surprenant : le Kosuge East Sports Park. Ce parc a la particularité d’être situé en hauteur, sur une sorte de terrasse urbaine qui domine la ville. C’était la première fois que je voyais un aménagement de ce genre. J’y ai réalisé deux croquis :

Le premier représente le jardin japonais dans son ensemble et son petit lac.

Le second se concentre sur un détail que l’on retrouve souvent au Japon : une lanterne de pierre traditionnelle, ou Tōrō, posée au milieu de l’eau. Ce genre de lanterne m’a toujours fascinée par sa simplicité élégante et sa symbolique.

Pour finir, que serait un voyage au Japon sans ses célèbres 7-Eleven, Lawson ou FamilyMart, ces konbini ouverts 24h sur 24h et qui nous ont souvent servis de point de chute en milieu ou fin de journée ?! Même si sur la fin, je saturais un peu de la nourriture de l’enseigne, cela restera un magasin emblématique de ce voyage et je ne doute pas que d’ici quelques temps, je me surprendrais à penser avec nostalgie à leurs plats à emporter, ahaha !


 

➡ Mon avis sur ce séjour

En toute honnêteté, mon ressenti sur ce séjour au Japon est partagé. J’en attendais beaucoup — peut-être trop — et je dois reconnaître que j’ai été un peu déçue par certains aspects. Non pas que la destination n’en vaille pas la peine, bien au contraire : le Japon a un immense potentiel, entre culture fascinante, paysages variés et patrimoine riche.

Mais il est possible que l’image idéalisée véhiculée par les réseaux sociaux ait placé la barre trop haute. Ou peut-être que l’organisation du voyage (rythme, itinéraire, affluence touristique) aurait mérité d’être pensé autrement.

Je ne dirais donc pas que je n’ai pas aimé le Japon. Mais c’est une destination que j’aimerais redécouvrir autrement, lors d’un futur voyage plus intimiste, loin des foules et des sentiers trop battus. J’aimerais avoir une seconde chance de les vivre pleinement.

Si vous avez déjà eu la chance de découvrir cette destination, je serais super preneuse d’avoir vos retours. Dans le cas contraire, cela vous inspirera peut-être (ou pas ahaha), pour un futur voyage. 

En tout cas, merci de m’avoir lu jusqu’ici. 

A très bientôt.